Archives pour la catégorie Colloques

MonPèreCeRobot V02

Colloque: La Justice aux mains des machines, samedi 13 octobre 2018 de 14h à 18h

La Justice aux mains des machines, colloque dans le cadre de « Mon père ce Robot » – Samedi 13 octobre 2018 de 14h à 18h à la Maison du Livre

Quels sont les enjeux de l’intelligence artificielle et du big data appliqués aux droits ? L’intelligence artificielle va-t-elle transformer ou supprimer la fonction de juger ? La justice prédictive est-elle un fantasme ? L’IA implique une profonde remise en question des fondements de notre droit et de notre système judiciaire. Elle participe d’un processus de déshumanisation et de privatisation de la justice et s’accompagne d’un risque accru de standardisation du droit et d’aplatissement du débat juridique, amis aussi d’insécurité due aux difficultés de compréhension et correction du fonctionnement des algorithmes.

La révolution juridique qu’implique la justice prédictive n’est pas portée par le législateur, le Barreau ou la magistrature qui en sont les acteurs naturels, mais par des sociétés privées. La garantie d’une utilisation saine et bienveillante de l’intelligence artificielle par le contrôle des algorithmes est de ce fait une démarche d’autant plus nécessaire. Ce sont par ailleurs les données nécessaires à l’apprentissage de la machine qui donne leur valeur à l’IA, bien plus que les algorithmes. La protection des données est dès lors un enjeu d’une extrême importance.

Samedi 13 octobre 2018 de 14h à 18h

Maison du Livre, 24-28 rue de Rome à 1060 Bruxelles

Intervenants:

Antoine Garapon : magistrat français, secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice

Jean Lassègue : informaticien et chercheur au CNRS

Maurice Krings : dauphin du Barreau de Bruxelles

Florian Borg : avocat aux Barreaux de Lille et de Paris, ancien président du Syndicat des avocats de France et actuel secrétaire général de l’AED

Dominique Mougenot : magistrat

Les débats seront animés par Christophe Lazaro, docteur en droit et chargé de cours à l’UCL et à l’UNamur

Partenariat entre la Maison du Livre, le SAD (Syndicat des avocats pour la démocratie), l’AED (Association des Avocats européens démocrates) et l’ASM (Association Syndicale des Magistrats)

P.a.f. : 4 euros – 2,5 euros (tarif réduit) – 1,25 euros (article 27)

MonPèreCeRobot oct 2018

980117_10151441714425753_1132619443_o

Colloque 26 mai 2018 : « L’indépendance de la Justice en Europe »

Colloque 26 mai 2018 : « L’indépendance de la Justice en Europe »

Ce 26 mai 2018, de 9h à 18h, est organisé un colloque sur ce thème crucial qu’est l’indépendance de la Justice en Europe

Ce colloque est organisé par diverses associations représentatives tant des avocats que des magistrats (MEDEL – AED – SAD – ASM), ce qui ne manquera pas d’enrichir le débat.

Ci dessous le descriptif plus détaillé de cette journée, à laquelle vous êtes toutes et tous conviés. Afin de permettre au plus grand nombre de pouvoir y participer, le prix indicatif est de 10€.

Bienvenue!

INDEP-JUSTICE-FR

1542.SaDa.Layout.Affiche-#02-lowdef-01

Détention préventive : comment sans sortir?

Organisé par le Centre de recherches criminologiques de l’ULB, le Syndicat des avocats pour la démocratie et l’Association syndicale des magistrats.

Cette année, la loi sur la détention préventive a eu 25 ans. Elle n’est toutefois que le dernier avatar de réformes entamées depuis le 19e siècle pour tenter de juguler le recours au mandat d’arrêt et maintenir la liberté comme règle durant l’instruction. En vain pourtant : année après année, la détention préventive s’étend et engorge les maisons d’arrêt ; et, pendant ce temps, le nombre de personnes laissées en liberté sous conditions n’en continue pas moins de croître.

Le moment a donc paru opportun pour faire un point d’étape et se pencher tant sur les causes et conséquences de cette situation que sur les réformes qui pourraient en inverser les tendances.

Quatre temps scanderont la journée.

Il s’agira d’abord de se pencher sur l’évolution de la loi depuis ses origines en 1856 afin de mettre en lumière les choix politiques qui ont présidé aux différentes réformes et ont pu influencer les pratiques judiciaires.

Ensuite, l’examen tentera d’éclairer divers aspects de l’application de la loi, qu’il s’agisse du droit comparé, des statistiques, des logiques de décision ou des alternatives à la détention préventive comme la libération sous conditions ou la surveillance électronique.

Sur cette base, on pourra alors se tourner vers les conséquences et les effets de l’application de la loi, non seulement sur les pratiques professionnelles (greffiers, juges, avocats), mais aussi sur les détenus et la détention.

Enfin, il restera à s’interroger sur les réformes de la détention préventive, les réformes crédibles.

Ce colloque est l’occasion de rendre un hommage à Anne Krywin, avocate et membre du SAD, disparue le 4 février 2007, connue pour ses engagements autour des questions pénales, en particulier celle de la détention préventive.

TELECHARGER LE FOLDER ICI

ET L’AFFICHE EN CLIQUANT CI-DESSOUS

1542.SaDa.Layout.Affiche-#02-01

lesad-prison2

Les 25 ans de la loi sur la détention préventive

18 septembre 2014 -

Le 20 juillet 1990 a été votée la loi sur la détention préventive.

Vingt-cinq ans après son entrée en vigueur, il apparaît adéquat de faire le point sur cette législation.

Qui est placé en détention préventive ? Pourquoi ? Pour combien de temps ? Dans quelles conditions ? Comment la détention préventive prend-t-elle fin ? Les modifications législatives apportées en 25 ans ont-elles permis d’atteindre les objectifs annoncés de réduction et de limitation des cas de détentions ?

Pour répondre à ces questions, le SAD, en collaboration avec d’autres associations/institutions, prépare un colloque qui se déroulera en septembre 2015.

1141.SaDa.Layout.Affiche03-Final copy

Du droit pénal de l’ennemi au non-droit ?

25 mai 2012 -

Ce colloque a été organisé le 25 mai 2012 par l’association Avocats Européens Démocrates (A.E.D.) à la Maison des Associations internationales à Bruxelles en collaboration avec les facultés universitaires Saint-Louis.

La théorie du « droit pénal de l’ennemi » renvoie à une dérive très concrète de notre société contemporaine, renforcée (voire décomplexée) après le 11 septembre 2001 : sur fond de crise économique et sociale, le développement d’un modèle sécuritaire où les atteintes aux libertés fondamentales et les mesures d’enfermement (gardes à vue, arrestations administratives, mesures de sûreté, etc.) se multiplient, justifiées par une prétendue protection de l’ordre public contre des individus qui ne sont plus considérés comme des citoyens à protéger, mais des « ennemis », des « éléments perturbateurs » à canaliser ou à enfermer.

D’abord cristallisé dans la figure du « terroriste », l’ennemi surgit sous d’autres traits : migrant clandestin, jeune «rebelle», manifestant anticapitaliste, clown activiste, syndicaliste organisant un piquet de grève, militant de Greenpeace ou s’opposant à l’enfermement de personnes sans-papiers, Roms, etc. Le cercle des ennemis peut rapidement s’agrandir et l’Etat de droit ne plus en être un, lorsque se trouve légitimés l’exception et les atteintes aux libertés fondamentales, entraînant notre société vers un monde de suspicion et de contrôle généralisés.

Une société sécuritaire, pouvant se rendre coupable de traitements inhumains et dégradants, se banalise sous nos yeux. Mais serions-nous pour autant emportés vers des zones de non-droit ? Comment nommer le modèle juridique qui prévaut à Guantanamo ou à Lampedusa ?

Les premiers intervenants de ce colloque, issus de différents pays européens, retracèrent le cadre théorique et historique de la doctrine du « droit pénal de l’ennemi ». La jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme en matière de lois d’exception sera ensuite présentée. Des exposés et tables rondes ont évoqué des situations particulièrement inquiétantes et le point de vue d’acteurs de terrain. Organisé par l’association des Avocats Européens Démocrates, ce colloque donnera la parole à des avocats d’horizons divers, impliqués dans la défense des libertés ou, selon le point de vue, de ses « ennemis »…

Affiche

Programme

maladesmentaux-02

Malades mentaux, justice et libertés. Renverser l’entonnoir?

17  septembre 2010 -

Conférence organisée par le Syndicat des Avocats pour la Démocratie (SAD), l’Institut de Recherches Interdisciplinarité et la Société des FUSL (IRSI) et le Centre de Recherches Criminologiques de l’ULB (CRC) – 17 et 18 septembre 2010 – Avec la collaboration de la Ligue Bruxelloise Francophone pour la Santé Mentale (LBFSM) et la Plate-Forme de Concertation pour la Santé Mentale en Région de Bruxelles-Capitale (PFCSM-Bxl)

Depuis le XIXe siècle, les « aliénés ordinaires » comme les « aliénés criminels » ont fait l’objet d’une politique de mise à l’écart et d’enfermement au nom de leur vulnérabilité mentale et de leur dangerosité sociale. Unis dans un même dispositif de prise en charge au départ, les malades mentaux ont progressivement fait l’objet de régimes distincts: selon qu’ils ont commis une infraction pénale ou non, les malades mentaux se confrontent soit à la justice pénale (et à un dispositif d’internement), soit à la justice civile (et à un dispositif de mise en observation). Dans les deux cas, il s’agit le plus souvent de les priver de liberté au nom de la sécurité publique et de les contraindre à se soigner.

Les orateurs ont abordé les questions suivantes :

Quels sont les points de convergence et de divergence entre les deux filières, civile et pénale, dans la prise en charge des malades mentaux qui sont bien souvent aussi des marginaux sociaux?
Comment se prend, au civil et au pénal, la décision d’orienter une personne « atteinte de déséquilibre mental » vers une trajectoire d’enfermement?
A quelles réalités correspondent les pratiques d’enfermement, en défense sociale d’une part, en régime de mise en observation de l’autre?
Quel sort, enfin, est réservé à la libération de ceux qui, en principe, sont destinés à se réinsérer dans la société après un parcours à vocation curative… ?

Une approche transversale et interdisciplinaire a été privilégiée. Pour chaque question, des professionnels ayant des pratiques différentes (avocats, juges, médecins, psychiatres, infirmiers, assistants sociaux,…) ont apporté leur visions, expériences et témoignages.

Programme