Archives pour la catégorie Actions

1542.SaDa.Layout.Affiche-#02-lowdef-01

Appel urgent à faire cesser la détention arbitraire des avocats turcs, grévistes de la faim depuis plus de 100 jours !

Appel urgent à faire cesser la détention arbitraire des avocats turcs, grévistes de la faim depuis plus de 100 jours !

 Il est urgent de faire cesser la détention arbitraire des avocats turcs, grévistes de la faim depuis plus de 100 jours. Il faut agir avant le 30 mai 2020, pour les raisons ci-après expliquées. Merci pour eux !

Vingt avocats, membres de l’Association des Avocats Contemporains, qui se sont illustrés pour avoir pris la défense

 des familles des mineurs massacrés à Soma et Ermenek,

  • des populations expulsées de leur maison car victimes de la transformation urbaine,
  • des familles des citoyens tués sous la torture dans les postes de police et dans les prisons,
  • de ceux jugés pour leurs opinions, des fonctionnaires, travailleurs et des défenseurs des libertés

 font l’objet de poursuites du fait de l’exercice de leur métier, depuis 2017. Ils sont  jugés sur base de vagues décalrations de témoins tenus secrets.

 Leur libération avait accordée mais, suite à l’appel du procureur, cette décision a été réformée par la Cour d’appel. De plus, les membres du Tribunal, qui s’étaient prononcés pour leur libération, ont immédiatement été relevés de leurs postes et déplacés. La pression est intense.

 L’incarcération de ces avocats a pour but de les condamner au silence et de faire oublier les affaires qu’ils plaidaient. Leurs clients, laissés sans défense, ont été condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement, motivées politiquement, en violation du droit à un procès équitable.

Tout au long des audiences, visant les avocats incarcérés, les déclarations de leurs avocats ont été interrompues. Leurs micros ont été tout simplement coupés. Ils ont même été expulsés de la salle d’audience. Les demandes d’instruction supplémentaires ont été rejetées, avant même d’être présentées au Tribunal, qui a tout simplement décidé de ne pas les prendre en considération.

Les avocats turcs membres de l’Association des Avocats Contemporains ont été condamnés, en première instance, pour des motifs aberrants comme l’énumération du nombre de visites à leurs clients en prison, leur assuidité à assister leurs clients et même leurs demandes officilles d’obtention de copies des enregistrements vidéo contenus dans leurs dossiers. Leur condamnation est par ailleurs fondée sur les déclarations d’un témoin secret, relatant le contenu de prétendus documents qui n’ont jamais été versés, soustraiots dès lors à toute contradiction.

Les avocats Ebru Timtik et Aytaç Unsal, toujours en détention préventive et condamnés avec les autres avocats à un total cumulé de plus de 159 ans de prison fermes, ont décidé de faire une grève de la faim illimitée pour dénoncer le procès injuste dont ils ont fait l’objet et demander un procès équitable. Ils sont maintenant en grêve de la faim depuis plus de 100 jours leur système  immunitaire est considérablement affaibli.

L’ampleur de la pandémie du Covid-19, sa vitesse de propagation, les risques accrus liés au milieu carcéral, le fait que les audiences et les jugements sont suspendus, l’état de santé particulièrement précaire et les atteintes manifestes aux droits fondamentaux de ces avocats, jugés dans le cadre de poursuites politiques, imposent leur libération immédiate.

C’est la raison pour laquelle une requête urgente, en ce sens, va être adressée auprès de la Présidence de la 16ème chambre de la Cour de cassation turque.

Pour soutenir cette action, merci d’adresser un mail avant le 30 mai 2020, à serifecerenuysal@gmail.com en indiquant soutenir “The petition for the liberation of Selçuk KOZAĞAÇLI, Aycan ÇİÇEK, Aytaç ÜNSAL, Barkın TİMTİK,  Behiç AŞÇI, Ebru TİMTİK, Engin GÖKOĞLU” ainsi que vos coordonnées.

 

Mail type:

“ Objet : Petition for appeal

Hello,

I am writing following the call broadcast by the SAD for support for hunger strikers lawyers.

I hereby confirm that I want to be a signatory of the petition for the liberation of Selçuk KOZAĞAÇLI, Aycan ÇİÇEK, Aytaç ÜNSAL, Barkın TİMTİK, Behiç AŞÇI, Ebru TİMTİK, Engin GÖKOĞLU

 I am               Nom + Prénom

Profession/membre d’association/citoyen de X pays

Pays

Best

 

 

droit des étrangers

L’Union européenne doit garantir le droit d’asile!

Déclaration commune sur la situation des réfugiés en Grèce

Les signataires ont pris connaissance de la récente décision du gouvernement grec d’augmenter les mesures de dissuasion aux frontières au niveau maximal, de ne plus enregistrer de demandes d’asile pendant un mois et de renvoyer vers leur pays d’origine ou de transit toute personne tentant d’entrer en Grèce de façon irrégulière, suite à l’annonce des autorités turques de ne plus retenir les réfugiés à leurs frontières.

Le premier ministre grec soutient que ces mesures sont prises en application de l’article 78.3 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne – qui n’autorise pourtant pas de prise de décision unilatérale.

Ces déclarations prennent place dans un contexte de violations massives des droits humains dénoncées de toute part dans le traitement des demandeurs d’asile qui sont retenus dans des hotspots surpeuplés dans les îles de la Mer Égée, qu’il s’agisse de l’accès à leurs besoins de base (logement décent, eau chaude, électricité, nourriture, chauffage, hygiène, santé…) ou de l’accès au droit (accès à un avocat, à une procédure équitable, à des recours effectifs contre les mesures de détention ou d’éloignement…), et des dysfonctionnements du système d’asile grec.

Le traitement des réfugiés et des demandeurs d’asile en Turquie a également fait l’objet de condamnation par des nombreuses organisations internationales de défense des droits humains, malgré les efforts des autorités turcques pour accueillir des milliers des réfugiés depuis le début du conflit en Syrie en 2011 et mettre en place un nouveau système d’asile. Ces organisations ont dénoncé en particulier le refoulement d’un grand nombre des réfugiés vers le nord de la Syrie, une zone qui a été décrite comme un « cauchemar humanitaire », où les populations civiles sont exposées à un risque imminent et grave de violation de leurs droits.

Les signataires condamnent fermement toute atteinte aux droits fondamentaux des personnes cherchant asile dans l’Union Européenne. En aucun cas, la protection des frontières extérieures de l’Union Européenne ne permet à ses États membres de s’exonérer de leurs obligations découlant du droit européen, y compris de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, de la Convention européenne des droits de l’homme ou de la Convention de Genève de 1951 sur les réfugiés, qui prohibent les atteintes au droit à la vie, la soumission des individus à des traitements inhumains ou dégradants et le refoulement des demandeurs d’asile et qui garantissent le droit à l’asile et à la protection internationale pour toute personne en mouvement. Ni la suspension de l’enregistrement des demandes d’asile, ni les pratiques de pushbacks, ni les renvois expéditifs vers les pays d’origine ou de transit des demandeurs d’asile, ni le confinement dans des camps surpeuplés sans accès aux besoins de base et sans accès à des recours effectifs ne sont compatibles avec le droit international et européen des droits de l’Homme.

Les signataires tiennent à rappeler que l’Union Européenne « se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d’égalité et de solidarité; elle repose sur le principe de la démocratie et le principe de l’État de droit », ainsi que l’énoncent le préambule de la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne et l’Article 2 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne

Les signataires invitent

  • les institutions européennes et les États membres, dans le cadre de l’application de l’article 78.3 du Traité, à prendre des mesures urgentes de répartition des demandeurs de protection internationale – tant ceux qui arrivent que ceux qui séjournent déjà dans des camps surpeuplés –, dans le respect des principes de responsabilité, de solidarité et de dignité, afin de garantir un accueil adéquat et l’accès au droit d’asile pour tous ceux qui atteignent le territoire européen ;

  • les institutions européennes et les États membres à garantir à tous ceux et à toutes celles qui atteignent le territoire européen l’accès immédiat au droit d’asile, et à s’abstenir d’adopter et/ou à condamner et sanctionner toute loi ou mesure visant à suspendre l’application de ce droit, et à refouler des demandeurs d’asile vers des pays où il risquent d’être exposés à des violations des droits humains, en violation flagrante du droit international et européen, y compris dans le cadre de l’application de l’article 78.3 TFUE ;

  • les institutions européennes et les États membres à faire application de la directive 2001/55/CE spécifiquement prévue en cas d’afflux massif de personnes déplacées, afin que ceux-ci puissent bénéficier d’une protection temporaire ;

  • les autorités grecques et turques à cesser toute mesure mettant en péril la vie et la dignité humaine ou visant à user de la force contre des personnes déplacées, en violation du droit international et européen, et les institutions et agences européennes à condamner et sanctionner ces pratiques plutôt que les soutenir ;

  • l’Union Européenne et ses États membres à réviser leur politique migratoire visant à externaliser la responsabilité de la gestion de la migration à d’autres pays qui n’offrent pas des garanties suffisantes de respect des droits humains ;

  • toutes les parties impliquées à respecter les droits humains et l’État de droit, tels que garantis par les Traités et le droit international et européen des droits humains et des réfugiés.

Liste des signataires

UIA- IROL ( Institut pour l’État de droit – Union Internationale des Avocats), la Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH), l’Association Européenne des Juristes pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (EJDH), les Avocats Européens Démocrates (AED dont le SAD est membre), la Ligue Hellénique des Droits Humains / Ελληνική Ένωση για τα Δικαιώματα του Ανθρώπου και του Πολίτη (ΕλΕΔΑΠ), Human Rights Association (Turkey) / İnsan Hakları Derneği (İHD), la Ligue des Droits Humains (Belgique francophone), l’Association Syndicale des Magistrats (Belgique), Avocats Sans Frontières (Belgique),  le Barreau de Cassation de Belgique, l’Ordre des Barreaux Francophones et Germanophone de Belgique (AVOCATS.BE), les Barreaux de Bruxelles francophone, du Brabant Wallon, de Charleroi, d’Eupen, de Huy, Liège,  Mons, Tournai et Verviers (Belgique) et le Barreau de Luxembourg.

Journée de l'avocat en danger 2014

« JOURNEE DE L’AVOCAT EN DANGER »: APPEL A MANIFESTER CE 24 JANVIER 2020

JOURNEE DE L’AVOCAT EN DANGER, 24 JANVIER 2020, DEDIEE AU PAKISTAN

Ces dernières années, les avocats pakistanais ont fait l’objet d’actes de terrorisme, de meurtre, de tentatives de meurtres, d’agressions, de menaces de mort, de harcèlement judiciaire, de procédure d’outrage et d’intimidation dans l’exercice de leurs fonctions professionnelles.

Ils ont également été arrêtés, détenus ou torturés et leur famille est parfois également prise pour cible. Certains avocats ont été menacés de radiation ou ont vu leur maison perquisitionnée par la police. Des avocats chrétiens ou d’autres minorités ont été agressés ou menacés de mort. L’attaque la plus célèbre à l’encontre des avocats pakistanais a eu lieu le 8 août 2016 lorsque des terroristes ont fait exploser l’hôpital gouvernemental de Quetta lors d’un attentat-suicide qui a entraîné la mort de 56 avocats. Depuis, le nombre d’avocats assassinés a augmenté de façon alarmante, neuf d’entre eux ayant été assassinés au cours de la dernière année.

Plus récemment, l’avocat Saif ul-Malook a reçu de graves menaces de mort pour avoir représenté Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème, ce qui l’a conduit à fuir temporairement aux Pays-Bas.

Les auteurs de ces attentats sont des terroristes, des fanatiques religieux, la police ou des sources non identifiées. Selon certaines informations, des milices pro-gouvernementales (qui existent encore aujourd’hui) seraient à l’origine de certains meurtres et dans certains cas, les avocats ont été assassinés parce qu’ils sont chiites.

En réponse à ces attaques répétées, les avocats pakistanais font fréquemment la grève, manifestent, protestent et boycottent. La vie d’un avocat est en danger à partir du moment où il se saisit d’une affaire, qu’elle que ce soit la partie qu’il représente.

Les multiples et trop nombreuses atteintes aux droits fondamentaux des avocats pakistanais sont mieux décrites dans le rapport ci-dessous (cf. lien). Celles-ci justifient que la Journée de l’Avocat en Danger – coorganisée en Europe par des organisations nationales et internationales – soit dédiée à nos Confrères pakistanais.

A Bruxelles, le rassemblement se tiendra à 13h à l’angle formé par l‘avenue Van Becelaere et la Drève du Duc (ambassade du Pakistan). Soyons nombreux à manifester nos graves préoccupations et notre solidarité avec les avocats pakistanais!

JAD Pakistan 2020

banner_hrd

Le SAD soutient l’action « Stop the Killings 2019: Defend the Defenders »

Le SAD soutient l’action « Stop the Killings 2019: Defend the Defenders »

« Le 10 décembre commémore la signature de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Depuis 71 ans, les mouvements sociaux défendent nos droits fondamentaux:  le travail décent a été obtenu grâce à des grèves organisées par les syndicats, des populations indigènes ont mis fin à des méga-projets miniers et la mobilisation des jeunes a placé la justice climatique tout en haut de l’agenda politique.

En Colombie, au Brésil, aux Philippines, en Palestine, en Turquie, au Guatemala, … mais aussi en Belgique, la société civile est mise sous pression: de la suppression des subsides, aux attaques à la réputation des défenseurs des droits de l’homme en passant par les arrestations ou tout simplement des meurtres.

Le 10 décembre 2019, une large coalition de syndicats et d’organisations non-gouvernementales organise des actions dans toute la Belgique en solidarité avec tous ces mouvements. Nous mettons littéralement en lumière leur engagement et nos droits!

Soyez-là

  • Anvers, 18u30, Mechelseplein
  • Bruxelles, 18u30, devant la gare Centrale
  • Gand, 18u30, à côté du Gravensteen
  • Sint-Niklaas, 17h promenade VL.O.S., Kasteelstraat 4, 18u45 môment centrale à la gare,, 19h50 film à Siniscoop
  • Verviers, 17h30, Pont aux Lions 23/3, Local: salle textile (4de verdiep) »

Pour plus d’informations: https://stopthekillings.be/fr

Journée de l'avocat en danger 2014 (2)-01

THE PHILIPPINES: ATTACKS AGAINST LAWYERS ESCALATING

THE PHILIPPINES: ATTACKS AGAINST LAWYERS ESCALATING

17 September 2019 – We, the undersigned organizations, lawyers, and members of the legal profession, express deep concern over the increasing attacks against lawyers in the Philippines and the oppressive working environment they face since the start of President Duterte’s administration. We call on the Duterte Government to adequately protect the safety and independence of lawyers and end the culture of impunity in which these attacks occur.
Extrajudicial killings and harassment of lawyers

Since President Duterte took office on June 30, 2016, the number and intensity of attacks against lawyers have increased significantly. At least 41 lawyers and prosecutors were killed between July 2016 and 5 September 2019, including 24 practicing lawyers. Lawyers are also harassed and intimidated. They are subjected to (death) threats, surveillance, labelling, and other forms of attacks. In addition, at least five judges and retired judges have been murdered since July 2016, bringing the total number of jurists extrajudicially killed in the Philippines to at least 46 in the same period. Eight jurists survived attacks on their life.

Lawyers at risk

Most killings and attacks of lawyers took place as a result of discharging professional duties or are believed to be otherwise work-related. Especially at risk are lawyers representing people accused of terrorist or drug related crimes, or government critics, such as journalists, political opposition leaders, and human rights defenders. Lawyers providing legal representation in high-profile cases impacting established interests, such as land reform, or lawyers taking part in public discussion about human rights issues, also face reprisals.

Grave implications of threats and labelling

United Nations High Commissioner for Human Rights, Michelle Bachelet, recently noted that senior officials of the Government of the Philippines have threatened lawyers and others who have spoken out against the administration’s policies, and she added that this “creates a very real risk of violence against them, and undermines rule of law, as well as the right to freedom expression”.

Prior to being attacked, some lawyers were labelled as “communist” or “terrorist” by state agents. The practice of labelling (i.e. classifying persons as “enemies of the state” or otherwise) combined with the culture of impunity was identified by national and international fact-finding missions as one of the main root causes of extrajudicial killings in the Philippines in the past and continues unabated.

Sharp deterioration of human rights

The attacks against lawyers, prosecutors and members of the judiciary and the extrajudicial killings of other human rights defenders in the Philippines during the past three years have occurred within the context of the so-called war on drugs and are being carried out across the country in an apparent climate of institutional impunity.

Concerned with the sharp deterioration of the human rights situation, eleven UN human rights experts, in a 7 June 2019 press release, called on the UN Human Rights Council to establish an independent investigation into human rights violations committed in the Philippines. “Instead of [the Government] sending a strong message that these killings and harassment are unacceptable, there is a rising rhetoric against independent voices in the country and ongoing intimidation and attacks against voices who are critical of the government, including independent media, human rights defenders, lawyers and journalists,” the experts said.

Culture of Impunity

The UN experts also noted that “the Government has shown no indication that they will step up to fulfil their obligation to conduct prompt and full investigations into these cases, and to hold perpetrators accountable in order to do justice for victims and to prevent reoccurrence of violations.”

Consequences

The attacks against and extra-judicial killings of lawyers and the impunity shielding perpetrators impair the ability of lawyers to provide effective legal representation, make lawyers increasingly wary of working on sensitive cases, and consequently severely undermine the proper functioning of the rule of law and the adequate protection of rights, including the right to remedies and fair trial.

International obligations

According to the United Nations Basic Principles on the Role of Lawyers (Basic Principles), States should ensure that all persons within their jurisdiction have effective and equal access to lawyers of their own choosing, and that lawyers are able to perform their professional functions without intimidation, hindrance, harassment or improper interference. The Basic Principles require that lawyers are adequately protected when their security is threatened because of carrying out their legitimate professional duties, and not be identified with their clients or their clients’ causes. The Basic Principles affirm that lawyers, like other citizens, are entitled to freedom of expression and assembly. The duty to respect and guarantee these freedoms forms an integral part of the Philippines’ international legal obligations under the International Covenant on Civil and Political Rights.

Recommendations

In view of the above, the undersigned organizations and individuals urge the Government of the Philippines to:

1. Investigate promptly, effectively, thoroughly and independently all extrajudicial killings and attacks against lawyers, and other jurists, with the aim of identifying those responsible and bringing them to justice in proceedings that respect international fair trial standards;

2. Take all reasonable measures to guarantee the safety and physical integrity of lawyers, including the provision of adequate protection measures, in consultation with the persons concerned;

3. Consistently condemn all forms of threats and attacks against lawyers publicly, at all political levels and in strong terms; and,

4. Fully comply with and create awareness about the core values underlying the legal profession, amongst others by bringing the UN Basic Principles on the Role of Lawyers to the attention of relevant stakeholders, especially members of the executive, police, and the military.

Organizations (In alphabetic order)

Advocaten zonder Grenzen (Netherlands)
Association Européenne des Avocats –
European Association of Lawyers (AEAEAL)
Afrika Judges and Jurists Forum (AJJF)
Agora International Human Rights Group (Russia)
Amsterdamse orde van Advocaten – Amsterdam Bar Association (Netherlands)
Arrested Lawyers Initiative (Turkey)
Asia Human Rights Commission (AHRC)
Asian Legal Resource Centre (ALRC)
Association of Lawyers for Freedom (ÖHD)
Avocats Sans Frontières (ASF) Belgique
Avocats Sans Frontières (ASF) (Suisse)
Bar Human rights Committee of England and Wales (BHRC)
Barcelona Bar Association
Berlin Bar Association
Cameroon Bar Association – Ordre des Avocats au Barreau de Cameroun
China Human Rights Lawyers Concern Group (CHRLCG)
Confederation of Lawyers of Asia Pacific (COLAP)
Conseil National des Barreaux (CNB) – French National Bar
Council of Bar and Law Societies of Europe (CCBE)
Croatian Bar Association (CBA)
Défense sans Frontière – Avocats Solidaires (DSF AS)
Democratic Lawyers Association of Pakistan
Endangered Lawyers (Italy)
European Association of Lawyers for Democracy and World Human Rights (ELDH)
European Criminal Bar Association (ECBA)
Vincent Asselineau, Chair
Scott Crosby, Human Rights Officer
European Democratic Lawyers (AED)
Fair Trial Watch (FTW) (Netherlands)
Flemish Bar Association (Belgium)
Foundation Day of the Endangered Lawyer (Netherlands)
Freedom House (United States)
Geneva Bar Association – l’Ordre des avocats de Genève
German Bar Association (DAV)
Edith Kindermann, President
Haldane Society of Socialist Lawyers (United Kingdom)
Michael Goold, Vice Chair
Human Rights Embassy (Moldova)
Lela Metreveli, Executive Director
Ilustre Colegio de Abogados de Lima Sur (Peru)
Dr. Vicente Paúl Espinoza Santillán, President
Indian Association of Lawyers (member of COLAB)
International Association of Democratic Lawyers (IADL)
International Association of Lawyers (UIA)
Batonnier Issouf Baadhio, President
International Association of Peoples’ Lawyers (IAPL)
International Association of Young Lawyers (AIJA)
Paola Fudakowska, President
International Bar Associations’ Human Rights Institute (IBAHRI)
International Commission of Jurists (ICJ)
International Observatory for lawyers in Danger
Japan Lawyers International Solidarity Association (JALISA)
Judges for Judges (Netherlands)
l’Institut des droits de l’homme des Avocats européens (IDHAE)
Law Bureau of the Oppressed – Ezilenlerin Hukuk Bürosu (EHB)
Law Council of Australia
Mr. Arthur Moses SC, President
Law Society of England and Wales
Law Society of Ontario (Canada)
Lawyers Association RAV (Germany)
Lawyers for Lawyers (Netherlands)
Irma van den Berg, President
Lawyers Rights Watch Canada (LRWC)
Le Barreau du Kasai Central (Congo)
Lithuanian Bar Association
Prof. dr. Ignas Vėgėlė, Chairman of the Bar Council
Luxembourg Bar Association – Barreau de Luxembourg
Mr. François Kremer, President
Media and Law Studies Association (MSLA) (Turkey)
MINBYUN – Lawyers for a Democratic Society of the Republic of Korea
National Bar of Attorneys-at-Law in Poland – Krajowa Izba Radcow Prawnych
Nepal’s Lawyers Association (NLA)
The Association of the Bar of the City of New York (United States)
Roger Juan Maldonado, President
Orde van Advocaten Den Haag – The Hague Bar Association (Netherlands)
Orde van Advocaten Noord-Nederland – Bar Association North Netherlands
Paris Bar – Barreau de Paris (France)
Polish Bar Council – Naczelna Rada Adwokacka
Prof. Piotr Kardas, Vice President
Portugese Bar Association
Mr. Guilherme de Figueirdo, President
Progressive Lawyers Association (PLA)
Slovak Bar Association – Slovenská advokátska komora
Solicitor’s International Human Rights Group (SIHRG) (United Kingdom)
Southern Africa Human Rights Defenders Network
Southern Africa Litigation Centre
Surinaamse Orde van Advocaten – Surinam Bar Association
Swedish Bar Association
Mia Edwall Insulander, Secretary General
Thai Lawyers for Human Rights (Thailand)
The Norwegian Bar Association, Human Rights Committee
Vietnamese Lawyers Association (VLA)
Individual signatures from members of the legal profession
(in alphabetic order of last name)
Mr. Jalel Akram
Mr. George S. Akst, New York, NY, United States of America
Mr. Eric Alves de Souza, Geneva, Switzerland
Ms. Silvina Zhivkova Bakardzhieva, Varna, Bulgary
Mr. Joël Beauchamp, Port-au-Prince, Haiti
Mr. Maxim Belinschi, Chisinau, Moldava
Mr. Vladimir Beljanski, Novi Sad, Serbia
Mr. Roudy Berthomieux, Port-au-Prince, Haiti
Ms. Stefania Besson, Turin, Italy
Ms. Laurence Bory, Geneva, Switzerland
Mr. Carl-Olof Bouveng, Stockholm, Sweden
Mr. Roberto Brizio, Turin, Italy
Mr. Aldo Bulgarelli, Verona, Italy
Ms. Nayla Charabaty, Jdeidet el-Matn, Lebanon
Mr. Hervé Chemouli, Paris, France
Ms. Marie-Christine Cimadevilla, Paris, France
Zimbabwe Lawyers for Human Rights (ZLHR)
Mr. Simon Curtis, London, United Kingdom
Mr. Pedro Da Silva Neves, Geneva, Switzerland
Mr. Corrado De Martini, Roma, Italy
Mr. Ryan Deane, London, United Kingdom
Mr. Dede Diangienda Biku, Kinshasa Matete, Democratic Republic of Congo
Mr. Waly Mamadi Diawara, Bamako, Mali
Ms. Angela Díaz-Bastien Vargas-Zúñiga, Madrid, Spain
Mr. Wanderley Romano Donadel, Uberlandia, Brazil
Dr. Agnès Christine Dormann, Bâle, Switzerland
Mr. Andreas Dracoulis, London, United Kingdom
Mr. Mahmoud El Hendawy, Alexandria, Egypt
Ms. Francesca Ferrario, Milan, Italy
Mr. Jun Fu, Guangzhou, Guangdong, The People’s Republic of China (PRC)
Ms. Agnieszka Gasiorowska, Turin, Italy
Ms. Julie Goffin, Brussels, Belgium
Mr. Yasushi Higashizawa, Tokyo, Japan
Ms. Daniela Horvitz Lennon, Santiago, Chile
Mr. Dilman L. Hussen, Sulaymaniyah, Kurdistan, Iraq
Mr. Mathieu Jacques, Montreal, Québec, Canada
Mr. Charles Kignima, Abijan, Côte Ivoire
Mr. Peter Kun, Budapest, Hungary
Mr. Etienne Lesage, Paris, France
Mr. Gavin Llewellyn, London, United Kingdom
Ms. Camille Loup, Geneva, Switzerland
Ms. Jeanne Machado, Rio de Janeiro, Brazil
Mr. Federico Magliano, Turin, Italy
Mr. Roland Makigho Vega, Bamenda, Cameroon
Mr. Jorge Martí Moreno, Valencia, Spain
Mr. Jorge Molano, Bogota, Colombia
Mr. James C. Moore, Pittsford, NY, United States of America
Mr. Jonathan Morton, London, United Kingdom
Mr. Cedrick Mpiutu Nzenge, Kinshasa, Democratic Republic of Congo
Ms. Janice F. Mulligan, San Diego, CA, United States of America
Dr. Ulrich Münzer, Stuttgart, Germany
Ms. Catherine Yvette Njine, Yaoundé, Cameroon
Mr. Fulbert Nzalakanda, Pointe-Noire, Republic of Congo
Mr. Pedro Pais de Almeida, Lisbon, Portugal
Mr. José Pajares Echeverría, Zaragoza, Spain
Mr. Sergio Passoni, Turin, Italy
Ms. Isabel Peña Sastre, Barcelona, Spain
Mr. André Joël Petit-Homme, Petion-Ville, Haiti
Mr. Mohammed Rachidi, Casablanca, Morocco
Mr. Bradley Richards, London, United Kingdom
Dr. Mirko Roš, Geneva, Switzerland
Ms. Jacqueline R. Scott, Washington, DC, United States of America
Mr. Marc-André Séguin, Montreal, Canada
Mr. Andreas Silcher, London, United Kingdom
Mr. Howard S. Simmons, Brampton, Ontario, Canada
Mr. Avninder Singh, New Dehli, India
Mr. Rupinder Singh Suri, New Dehli, India
Mr. Nicola Stella, Turin, Italy
Ms. Sibylle Théard Mevs, Port-au-Prince, Haiti
Ms. Leslie K. L. Thiele, Albany, NY, United States of America
Mr. Abdelkader Tibri, Tenes, Algeria
Mr. Țurcan Veaceslav, Chisinau, Moldava
Ms. Liudmila Ulyashyna, Oslo, Norway
Mr. Frank Van Vlaenderen, Ghent, Belgium
Mr. Pascal Vanderveeren, Brussels, Belgium
Mr. Pierre Viviani, Nice, France
Ms. Melanie Willems, London, United Kingdom

24 janvier 2017 - Journée de l'avocat en danger - Chine

JOURNEE DE L’AVOCAT EN DANGER : 24 JANVIER 2019 LA SITUATION DES AVOCATS EN TURQUIE

L’Association des Avocats Européens Démocrates (AED, dont est membre le SAD), co-organisatrice de la Journée de l’Avocat en Danger, lance un appel à manifester ce 24 janvier 2019 à 13h devant le consulat de Turquie (rue Montoyer n° 4 à 1000 Bruxelles) pour la défense de la défense.

La Journée de l’Avocat en Danger est le jour où nous mettons en lumière la situation d’avocats menacés, recherchés, persécutés, mis sous pression, réduits au silence et emprisonnés. L’édition 2019 se concentre sur la situation des avocats en Turquie. La situation en Turquie est telle que ce n’est pas la première édition qui a trait à ce pays.

 Depuis les années 90, la situation n’est pas sûre pour les avocats et défenseurs des droits humains dans ce pays. Depuis 2011, de nombreux avocats turcs ont fait l’objet d’arrestations massives et de procès collectifs.  Certains d’entre eux ont séjourné de longs mois dans les prisons turques et certains procès sont actuellement toujours pendants. En 2013, une opération de police a été menée à l’encontre des avocats membres du CHD (Progressive Lawyers Association). A cette occasion, 22 avocats ont été poursuivis et 9 d’entre eux ont été détenus (durant des périodes allant de neuf à quatorze mois).

Suite à la tentative de coup d’Etat en juillet 2016, le président Erdogan a restreint encore davantage les droits et libertés des avocats et autres défenseurs des droits humains. Selon le dernier rapport du bureau du Haut-commissaire pour les Droits Humains au sein de l’ONU, on dénombrait à la fin de l’année 2017 environ 570 arrestations d’avocats, 1.480 poursuites judiciaires à l’encontre d’avocats et 79 longues peines d’emprisonnement. Dans de nombreux cas, les avocats défendant des personnes accusées de terrorisme sont assimilés à leurs clients et également poursuivis. Des centaines d’avocats ont également reçu l’interdiction de représenter leurs clients dans des affaires spécifiques, particulièrement politiques.

 Or, notre métier consiste à représenter nos clients, à faire valoir leurs intérêts devant les juridictions nationales et internationales. Nous ne pouvons tolérer les attaques personnelles portées à nos confrères dans l’exercice de leur profession. L’avocat doit exercer de manière libre et indépendante. Si les voix de nos confrères se retrouvent muselées, c’est l’arbitraire du pouvoir qui gagne davantage de terrain dans sa course à l’extinction des valeurs démocratiques. Se taire, c’est laisser gagner la peur et l’intimidation.

Ce 24 janvier, nous vous attendons devant le consulat de Turquie afin de soutenir nos confrères turcs et de dénoncer les atteintes graves et toujours plus nombreuses à leurs droits et libertés.